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Requiem pour Donald Duck !

Un petit historique sur l’une des plus gigantesques multinationales des USA et du monde nous aidera à comprendre comment Donald Duck et Mickey Mouse, engraissés par les gains faramineux amassés par Disney Company, et surtout, abreuvés de contenus équivoques, ont définitivement perdu leur innocence.
Requiem pour Donald Duck !

Il y a 40 ans, lorsque maman nous prenait, mon frère et moi, au Rialto, place du Cirque, pour visionner le dernier Walt Disney, la vie était facile… et les messages de Disney aussi.
Il y avait les bons, les méchants, les fées, les nains, les sorcières, les affreuses belles-mères, et en gros, on sortait de la salle avec une image relativement nette du monde, sachant de qui se méfier et en qui avoir confiance.
Même si certaines scènes (mort de la mère de Bambi, sorcière de Blanche-Neige) étaient d’une trop grande violence et pouvaient troubler nos sommeils d’enfants, les notions de Bien et de Mal y apparaissaient dessinées avec plus ou moins de clarté. Mais depuis, beaucoup d’eau a coulé dans le lit de la Los Angeles River, celle là même qui longe les studios de la Géante de l’entertainment.

Un petit historique sur l’une des plus gigantesques multinationales des USA et du monde nous aidera à comprendre comment Donald Duck et Mickey Mouse, engraissés par les gains faramineux amassés par Disney Company, et surtout, abreuvés de contenus équivoques, ont définitivement perdu leur innocence.

Walter Elias Disney est né avec le XXe siècle, en 1901, dans une famille typiquement made in USA, blanche, protestante, républicaine. Il enchaîne mille petits boulots, touche à tout et, doté d’un don marqué pour le dessin, ouvre avec son frère Roy une compagnie de films d’animation.
Le genre en est encore à ses balbutiements, et il se concentre sur les contenus pour enfants. C’est à cette époque, vers 1928, qu’il invente une petite souris aux grandes oreilles, que sa femme Lilian surnommera… Mickey.
La petite Disney Company, après des hauts et des bas, décuple ses revenus et, en 1938, atteint la consécration avec la sortie de Blanche-Neige.

Blanche neige et les sept nains, Walt Disney

La belle enfant aux cheveux noirs comme l’ébène et aux lèvres rouges comme le sang rapporte huit millions de dollars de l’époque (l’équivalent de 98 millions aujourd’hui) et devient le plus grand succès du cinéma jusqu’à la sortie d’Autant en emporte le vent.
Suivront Pinocchio, Fantasia, Dumbo et Bambi.
L’œuvre de Disney sera nominée 59 fois aux Oscars et couronnée 22 fois par le prestigieux prix. À ce jour, il reste l’artiste ayant décroché le plus de statuettes de bronze de tous les temps.

 

La morale des uns fait l’immoralité des autres

On a le droit de ne pas aimer Disney, mais l’homme et son œuvre ont irrévocablement marqué le XXe siècle. La marque Disney, aux côtés de Levi’s, Coca-Cola, Warner Bros. ou Metro-Goldwyn-Mayer, est devenue un référent de notre civilisation et l’a profondément influencée.

Les détracteurs dénoncent des contenus linéaires, parfois racistes, où jamais un héros principal de couleur n’apparaît avant les années 2000 (mis à part le petit Mowgli).

Sans doute à l’écoute des critiques, depuis les années 2010, l’entreprise prend une autre direction.

Mais le virage est sec.

Est-ce que Disney, attentif aux évolutions sociétales, inquiet de perdre un public, aurait progressivement intégré des thématiques progressistes, ou alors serait-ce des collaborateurs influents affiliés aux mouvements woke et ultra-libéraux qui auraient imposé ces changements ?

Toujours est-il que Disney, à partir de 2016, prend parti pour une tolérance morale en hyperbole, insère graduellement dans ses scénarios des personnages à l’identité de genre trouble, aux affinités également troubles, et jette définitivement un pavé dans la mare en 2022 avec le film Lightyear.

Pas moins de 14 pays le boycotteront pour une scène jugée immorale, principalement des pays musulmans.

Chaque culture a ses limites. Ce que Disney, icône occidentale, considère comme la plus élémentaire des tolérances peut être perçu ailleurs comme un sacrilège.

L’Occident, voulant s’ériger en héraut de la morale absolue et imposer ses vues, bute sur un paradoxe lorsque sa conception de la liberté entre en collision avec celle d’autres cultures, pas moins légitimes.

Disney ne coupera pas la scène, et perdra ainsi des millions de dollars. Têtu et opiniâtre lorsqu’il s’agit de ses principes, même devant la perte d’une grosse somme d’argent il ne cédera pas, persuadé de détenir le fin mot dans ce duel éthique sur la juste définition du mot tolérance.

 

Vision idéologique de la société idéale

C’est donc en 2016, avec Zootopia, que les studios Disney accusent un premier tournant et signent un manifeste politique et philosophique bien engagé.

Derrière les tribulations d’une charmante petite lapine et d’un renard voyou au grand cœur, on veut nous montrer à quoi doit ressembler la ville idéale du XXIe siècle : une population diversifiée cohabitant en parfaite harmonie, sans ressentiment, sans hiérarchie entre ses habitants, sans frontières ethniques, paritaires ou “genrées” à respecter.

Zootopie

Une cité idéale, libre (façon nouveau staff de Disney), où renard et lapin marchent main dans la main. L’intention du film est claire : il n’existe pas de mauvaise nature, seulement des préjugés. Le mal n’est pas absolu, mais subjectif et discutable. Il suffirait d’abolir les barrières raciales, les stéréotypes de tous genres pour extirper la méchanceté et enfin vivre heureux.
C’est la mise en image d’Imagine de Lennon, hymne béat et stupide, décrivant un monde rêvé, sans guerres, sans religions, où l’homme soudain aime son frère, même si l’on ne comprend pas bien comment…

Zootopia ne se veut plus une simple illustration d’une fable d’Andersen ou de Grimm. C’est une vision idéologique assumée de la société idéale, telle qu’imaginée par les nouveaux influenceurs de Disney.

Difficile, après cela, d’expliquer à un enfant qu’il existe des individus mal intentionnés dont il doit se méfier.

Zootopie

L’amour du prochain, la tolérance et l’acceptation des différences sont des piliers de l’humanité, mais ils peuvent aussi masquer une dérive morale.
« La signature d’Amalek est celle apposée à de vraies valeurs utilisées à des fins corrompues », dit Rav Sadin.
Seule une référence morale transcendante peut nous guider et nous permettre de discerner le vrai du faux.

Et si déjà on cherche à donner à nos petits des valeurs et des limites, à travers des histoires vraies et éloquentes qui formeront leur âme tendre à l’amour du bien et du vrai (oui, oui, nos petits en sont assoiffés), alors au diable Cruella, Scar et Kaa le python.

En matière de récits, la culture juive et biblique a beaucoup, beaucoup mieux à proposer.

Arche de Noé

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